Les Radiobalises

Les-radiobalises-de-détresse
 

 

Jusque là facultatives, ces balises deviennent obligatoires en navigation hauturière à partir du 1e mai 2015 avec l’entrée en vigueur de la nouvelle division 240. Voici un récapitulatif de tout ce qu’il faut savoir sur les radiobalises, encore trop peu connues du grand public.

 

 
Fonctionnement général :
 

L’ensemble du globe est couvert par le dispositif satellitaire SARSAT-COSPAS, dédié à la réception des messages de détresse, à leur localisation, et à leur relai vers les postes de secours compétents pour agir.

 

Les satellites du dispositif sont réglés sur la fréquence 406 MHz (fréquence internationale de détresse). Après la réception d’un signal de détresse, le signal est transmis au MRCC (Maritime Rescue Coordination Center) du pays de la zone de navigation concernée qui se charge de le relayer aux services de recherche et de sauvetage compétents pour agir.

 

Le temps de localisation d’une balise émettant un signal peut aller de 15 minutes à 4 heures par les satellites, qui doivent survoler trois fois la balise afin de confirmer et localiser le signal. L’emplacement de la balise est détecté par les satellites grâce à l’effet Doppler-Fizeau. La précision avec la fréquence de 406 MHz est alors de 1 à 3 miles. Si la balise est équipée d’un signal GPS, elle transmet immédiatement sa position précise aux satellites.

 

IMPORTANT : Eteindre la balise réinitialise le calcul de la position ! Il est donc absolument contre-productif de vouloir économiser la batterie de la balise en l’éteignant périodiquement pour la rallumer ensuite…

 

Outre la fréquence 406MHz, les balises de détresse émettent aussi automatiquement sur la fréquence 121,5 MHz, qui est utilisée localement pour affiner la localisation de la balise par les services de recherches et de sauvetages une fois que le signal d’alerte sur le 406 MHz a été capté.

 

Toute radiobalise doit être enregistrée, soit auprès de l’ANFR (Agence Nationale des Fréquences Radio) pour être associée au bateau via l’identifiant MMSI (Maritime Mobile Security Identity), soit auprès du CNES (Centre National d’Etudes Spatiales) pour être associée à une personne via son numéro de série. La procédure doit se faire simultanément à l’achat. Elle transmet alors des informations complémentaires utiles pour organiser les secours (identité du bateau, identité du propriétaire, nombre maximum de personnes embarquées, numéros de contacts à terre, etc…).

 

 
Les différents types de balises :
 

Les EPIRB :

Elles permettent :

– Une identification immédiate du bateau grâce au numéro MMSI configuré dans la balise

– Un calcul de la position de la balise par effet Doppler

– Une localisation visuelle par émissions de flashs successifs.

 

Les GPIRB :

Ces balises similaires aux EPIRB sont équipées en plus d’un système de positionnement automatique (GPS)

Elles permettent :

– Une identification immédiate du bateau grâce au numéro MMSI configuré dans la balise

– Une transmission immédiate de la position calculée par le GPS de la balise

– Une localisation visuelle par émissions de flashs successifs.

 

 
Ces balises existent sous 2 formes :
 

Les Balises de pont qui sont montées dans un container fixé sur le pont du bateau et muni d’un largueur hydrostatique permettant une éjection automatique de la balise dès que le container est immergé entre 1,5 m et 4 m de profondeur. La balise est activée automatiquement par le contact avec l’eau de mer.

 

–  Les Balises de survie qui sont mobiles et ne peuvent a priori être déclenchées que manuellement (Note : certains constructeurs ajoutent un système de déclenchement semi-automatique en cas d’immersion).

 

 
Les PLB (ou « Balises personnelles ») :
 

La balise PLB n’est pas spécifique au monde marinAssociée à une personne et non à un bateau, elle est aussi utilisée en montagne, en plongée, en aviation, etc…

 

Ces balises ne peuvent donc pas être codées avec un MMSI et n’ont pas le même niveau d’exigence de résistance au milieu marin que les balises EPIRB/GPIRB. Néanmoins, leur fonctionnement est identique (émission sur la double fréquence 406MHz et 121,5 Mhz).

 

Chaque PLB est programmée avec un numéro de série qu’il faut associer à une personne lors de l’achat. La procédure doit être effectuée auprès du CNES. Cependant, les PLB ne permettant pas le codage d’un numéro MMSI, leur utilisation nécessite la mise à jour régulière, avant chaque voyage, de la base de données du CNES qui assure l’alerte des secours. Cette mise à jour est à faire par l’utilisateur, via le site Internet du CNES.

 

 
Le prix :
 

Il faut compter au minimum 400€ pour une balise EPIRB, 550€ pour une GPIRB (sans compter l’installation), et 300€ pour une PLB. Les prix peuvent considérablement varier en fonction de l’autonomie de la balise, de l’option GPS, de la technologie utilisée pour le déclenchement automatique, et de la durée de péremption. Tous ces éléments sont donc à prendre en compte en fonction de votre programme et de votre budget.

 

 

Tenir à jour son armement de sécurité est essentiel (dates de révisions, de péremption)

 

Grâce au Carnet d’entretien Universail, vous êtes avertis un mois avant la date d’expiration.

 

Vous pouvez également commander en ligne un Contrôle de l’armement de sécurité

 

Nos BoatManagers sont là pour vous guider dans la mise à la norme de votre bateau, demandez leur un Contrôle technique

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


sept × 7 =

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>